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guerres d'Italie
guerres de Religion

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Note:
ce chapitre sera enrichi et augmenté prochainement
On ne
peut s'empêcher, quand on parle d'histoire locale, de mettre le mot renaissance entre
guillemets car si le XVIème siècle est l'époque du raffinement et de la "dolce
vita" sur les rives de la Loire pour quelques grands, le peuple vit lui une des
époques les plus sombres de l'histoire : misère, famines, épidémies, ravages et
pillages des troupes sur le chemin des Guerres d'Italie et enfin les terribles guerres
civiles qui, sous le prétexte de la religion, n'ont été en fait qu'une âpre lutte de
la noblesse pour la conquète du pouvoir.
Dans les campagnes, la vraie renaissance est déjà révolue : elle remonte au XIIIème siècle et
à la première moitié du XIVème siècle, quand tout le monde ou presque mangeait à sa
faim et que, par voie de conséquence, la population augmentait sans cesse. Tous les
chroniqueurs de l'époque parlent de La Buissière comme d'un bourg où il faisait bon
vivre et où l'afflux de nobles n'était pas le fruit du hasard. L'épidémie de peste de
1349 mettra un terme à cette période faste pour plusieurs siècles.
Les
guerres d'Italie (1494-1559)
L'incessant
passage des troupes cause d'épouvantables ravages en Dauphiné: En septembre 1514, des
violences et des exactions sont commises par certains corps de troupes qui se comportent
comme de véritables brigands à La Buissière, Le Touvet, Crolles et Lumbin. Dans tous
les cas, troupes riment avec brutalités, exactions, réquisitions, sans compter les
vagabonds, voleurs, filles de joie qui suivent les troupes régulières. Et encore les
maladies qui accompagnent les régiments : la peste, les fièvres (sans doute des formes
de typhus) et le fameux mal napolitain. Les mandements d'Allevard et La Buissière se
plaignent des grosses dépenses occasionnées par l'entretien des gens de guerre
(réquisitions de vivres, de fourrage, ...).
De nombreux nobles du Haut
Grésivaudan participent à ces expéditions, comme par exemple les Granges, les Cassard
ou les Salvaing de La Buissière:
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En 1495, Pierre et Jean de
Granges participent à la première campagne d'Italie |
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En 1512, Barthélémy de
Granges se distingue à la bataille de Ravenne. |
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En 1514, Aimon IX Salvaing
accompagne Bayard qui l'avait en grande estime pour son intrépidité. Il fut un des onze
hommes d'armes que Bayard choisit pour jouter contre un nombre égal
d'Espagnol sous les
murs de Trani. |
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En 1524,
Guillaume Salvaing était le lieutenant de Bayard, qui meurt à Rovasenda
(Italie). |
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Jean de Cassard
est tué à Pavie. Il mérita les regrets du roi François Ier. |
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En 1544,
Gabriel de Granges et Guillaume de Salvaing se distinguent à la bataille de
Cérisoles.
Guillaume, deuxième fils d'Aimon IX s'y distingue tout particulièrement où il était
lieutenant dans la compagnie des gens d'armes de Guigues Guiffrey, seigneur de Boutières
à qui on attribue le succès de cette journée. |
Les
guerres de Religion
Il faut les considérer avant tout comme une
révolte de la petite noblesse contre l'autorité royale qui ne leur laissait plus de
prérogatives. C'est pourquoi la plupart des familles nobles de la vallée s'affirment
protestants.
Malgré les modifications apportées aux
châteaux de la vallée, leur structure était devenue inadaptée aux conditions de la
guerre de siège des XVème et XVIème siècles : leurs murs de quatorze mètres de
hauteur devenaient une cible facile pour des pièces d'artillerie placées dans la
vallée. Avalon, Bellecombe, La Buissière n'avaient plus d'importance stratégique ou
d'intérêt pour la défense du territoire français : En 1536, Maugiron, lieutenant
général en Dauphiné, faisait fortifier et armer le château fort de Montmélian qui
était devenu français. Il donne l'ordre d'enlever du château de La Buissière et de
transporter à Montmélian les trois meilleures pièces d'artillerie qui s'y trouvaient.
Quelques jours plus tard, ce sont douze arquebuses à croc et une certaine quantité de
boulets qui prennent le même chemin (cent-soixante gros boulets, quatre-vingt six boulets
moyens pour le fauconneau et cinq charges pour l'artillerie).
Pendant l'été 1562, le baron des Adrets,
chef des Huguenots du Dauphiné, envoie son lieutenant Alexandre de Cassard tenir le fort
de La Buissière. Il fallait alors défendre la frontière contre les catholiques qui
s'étaient repliés en Savoie après avoir perdu Grenoble. Six autres compagnies sont
postées à Chapareillan, Pontcharra et Allevard. Ce capitaine Cassard était bien sûr
natif de La Buissière et comme d'autres nobles tels Pierre de Salvaing, il avait
embrassé la cause protestante. Cassard tiendra le fort pendant deux mois et demi. A la
mi-septembre, profitant d'une des absences du baron, les catholiques commandés par le
seigneur de Vinay le chassent de La Buissière. On ne sait pas si le château fut pris
d'assaut ou si Cassard a simplement fui devant la force ennemie.
Craignant que ce fort ne serve de refuge à
des ennemis de l'intérieur, le lieutenant général Simiane de Gordes sur ordre du roi
Charles IX ordonne la démolition du château delphinal, à cause des troubles et de la
guerre civile qui désolaient la région. On suppose que Bellecombe a subi le même sort.
Les débris du château de La Buissière furent adjugé à Jean de Maniquet le 12
Août
1573. La transaction n'incluait pas les vingtains, qui étaient encore en bon état et
construits en pierres de taille. On voit là encore le besoin du roi d'empêcher toute
forme de pouvoir local, que le château pouvait symboliser, tout en maintenant intacts les
murs de la ville, qui participaient à la défense des biens et des personnes en ces temps
de guerre civile.
Vingt-cinq ans plus tard, un fort correspondant aux besoins
de défense de l'époque sera édifié à quelques kilomètres de là par les Savoyards :
Le Fort Saint Barthélémy, pris par Lesdiguières dès la fin des travaux et rebaptisé
Fort Barraux.
En 1591, Bellecombe est
dévasté par l'armée des Napolitains et des Espagnols. Cette même armée est défaite
en septembre à Pontcharra par Lesdiguières. Deux ans plus tard, Chapareillan est prise
par l'armée du Duc de Savoie. Bellecombe est à nouveau saccagé par l'armée savoyarde
en 1597, date de la construction du Fort Saint Barthelemy (futur Fort-Barraux) par
Charles-Emmanuel de Savoie.
Suite...
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